Dans cet épisode de Kouté Sa, le sociologue et écrivain André Lucrèce propose une réflexion essentielle sur la « décivilisation », un concept qu’il applique à la Martinique. Cette analyse résonne particulièrement pour les habitants des Antilles et de la Guyane, ainsi que pour la diaspora, en abordant les dynamiques de rupture communautaire et leurs implications profondes sur le vivre-ensemble.
Le concept de décivilisation appliqué aux Antilles
André Lucrèce y développe sa lecture du terme « décivilisation », qu’il contextualise spécifiquement pour la Martinique. Il ne s’agit pas d’une régression morale, mais d’une fragmentation des liens sociaux et d’une érosion progressive des fondements qui cimentent la communauté.
Les racines des ruptures communautaires
Le sociologue explore les facteurs historiques et contemporains qui contribuent à cette désagrégation. Il aborde les héritages complexes, les pressions socio-économiques et les évolutions culturelles qui remettent en question la cohésion sociale et la capacité d’une société à se projeter collectivement.
Implications pour le vivre-ensemble martiniquais
L’analyse de Lucrèce met en lumière les conséquences concrètes de cette « rupture » sur la vie quotidienne des Martiniquais. Il soulève des questions cruciales sur l’individualisation, la perte de repères collectifs et les défis posés à la solidarité et à l’identité partagée.
Une résonance caribéenne
Bien que centrée sur la Martinique, la réflexion d’André Lucrèce offre des clés de compréhension pertinentes pour l’ensemble des sociétés caribéennes, confrontées à des enjeux similaires de construction identitaire et de maintien du tissu social face aux mutations globales et locales.
Cet entretien avec André Lucrèce est une invitation à une introspection collective sur l’état de nos sociétés. En offrant une grille d’analyse nuancée de la « décivilisation », il propose des pistes essentielles pour comprendre les défis actuels et stimuler la réflexion sur les voies possibles pour restaurer la cohésion communautaire et renforcer le vivre-ensemble antillais.


